En ce dernier week-end d’avril, le mauvais temps persistant sur la chaine pyrénéenne à contraint Chris à annuler la sortie initialement prévue sur les hauteurs de Ens.
Mais plutôt que de renoncer à s’aérer, quelle belle occasion d’aller un peu vers l’orient et découvrir les beautés de la montagne noire.
A la sortie de l’autoroute, fuyant les nuages qui bâchaient les Pyrénées audoises, nous avons filé plein nord et, passant devant le château de Lastours, nous avons pris la route du lac Pradelles-Cabardès, départ de notre rando.

Le soleil et la douceur printanière nous attendaient dans un décor bucolique.

Il nous a toutefois fallu piétiner un peu, le topo nous indiquant de passer par un chemin privé. Les propriétaires, particulièrement mal lunés, nous ont vertement refoulés. Malgré ce léger contretemps nous avons pu nous engager dans la montée et découvrir la beauté du paysage mêlant belles forêts de feuillus, landes, immenses parterres de jonquilles en fleur, sentiers parsemés de pensées sauvages.

Arrivés au sommet (1211m), flanqué d’un impressionnant relai de télécommunication rouge et blanc de 122m de haut, nous avons profité du panorama allant du lauragais au Carroux, de Carcassonne à la montagne d’Alaric. Mais le temps trop brumeux nous a empêché de distinguer la chaine pyrénéenne, le Canigou, Bugarach, la côte méditerranéenne. Nous avons convenu qu’il faudrait revenir par temps clair à ce splendide belvédère


Après la pause repas, la redescente le long du GR 36 fut l’occasion de découvrir le charmant village de Pradelles-Cabardès et les vestiges des glacières datant du XIX eme siècle, époque où la neige récoltée en hiver sur les pentes du pic de Nore servait toute l’année à approvisionner en blocs de glace les villes de Carcassonne et Narbonne et les villages de pécheurs.

Avant de retrouver la voiture nous avons longé le ruisseau de l’Arnette, dont le cours semble vouloir filer plein sud vers la méditerranée mais qui, facétieux, reprendra bientôt sa route vers le nord pour creuser de belles gorges où se déploie la via ferrata en contrebas du village d’Haupoul et arrosera Mazamet avant de se jeter dans le Thoué puis l’Agout, le Tarn et enfin la Garonne.

Ce fut donc une très belle sortie dans une ambiance conviviale.
Enchantés de cette escapade de printemps nous nous promettons de revenir sur les pentes de ce « petit ventoux » occitan.
Bruno